CSLC : désapprouve la couverture médiatique des élections

18/09/2017

Brazzaville, Congo (CONGOSITE) – Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), dont à la charge le président Philippe Mvouo a procédé le 15 septembre 2017 à Brazzaville à la présentation de son rapport sur la couverture médiatique des dernières élections congolaises. A cette le président Philippe Mvouo a interpellé les acteurs des médias à l’ouverture des espaces de débats pour alimenter le dialogue entre les citoyens.

Ce rapport mis à disposition fait état du déploiement de la couverture médiatique des dernières élections dans quelques départements du Congo sur 12, notamment Brazzaville ; Pointe-Noire ; Dolisie ; Niari ; Bouenza et Likouala faute de moyen financier.  Cette situation n’a pas aussi permis de publier l‘ordre de passage des candidats dans les médias. A cet effet CSLC a souligné que les médias et les acteurs politiques n’ont pas respecté les dispositions relatives à la couverture médiatique avant et pendant les élections.

Aux acteurs politiques, le rapport reproche l’utilisation d’une communication politique qui a fait plus étalage des candidats au lieu de défendre leur programme. En fin l’utilisation de l’effigie du président de la République par les candidats proche du pouvoir et l’usage des messages truffés de fautes.

S’adressant aux professionnels de l’information et de la communication de faire que leurs médias soient des vrais espaces de débats qui alimenteront le dialogue entre les citoyens de tout bord. « Car l’effet thérapeutique du dialogue est d’exorciser le mal, le mal du mépris de l’autre, des exclusions aveugles, de la haine ethnique, de la division et de la violence », a souligné Philippe Mvouo.

Signalant l’insuffisance de moyens financiers alloués à son organisme pour assurer la régulation des médias en période électoral il a expliqué que : « Ce qui a occasionné un désordre indescriptible observé lors des élections. Les candidats les plus fortunés ont marché sur les indépendants et les moins fortunés. Les journalistes faibles ont ainsi été pris en otage par eux en rendant des reportages aux allures de propagande ».

Philippe Mvouo a dénoncé le non-respect, par les médias, de la répartition équitable de la parole entre les candidats, la couverture inégale des différents meetings des candidats et a aussi exhorté les responsables politiques de ne pas décliner l’invitation aux débats organisés par les médias.

Pour lui, l’économie des débats entretenue par les différents acteurs des médias crée un désert d’idées, « rendant ainsi drépanocytaire notre démocratie ».  « Vous solidifierez les valeurs de la démocratie dans la conscience collective, en vous investissant professionnellement par la qualité de vos programme », a-t-il poursuivi.

Le président du CSLC a demandé aux acteurs politiques de tout rang, de tout grade et de toute qualité de faire de la parole le mortier des idées contradictoires qui cimentent l’unité nationale et balisent les voies du développement du Congo. « Prenez part avec courage et élégance aux débats organisés par les médias. C’est la démocratie qui grandit. C’est le Congo qui gagne en s’assurant par là une paix véritable et un futur radieux », a-t-il conclu.